Description
Sophie Bernard
née le 21 octobre 1969 à Reims
actuellement à Rennes (- l’Atelier Gravure, 10, rue Bigot de Préameneu, 35 000 Rennes)
« Le croquis est d’abord une passerelle qui me permet de rentrer dans le réel comme une fil tissé qui me conduit dans le dédale des formes et des couleurs , si multiple.
Mon univers créatif est figuratif et coloré. Les images que je crée sont imprimées à partir de matrices en bois que je grave. L’image imprimée est unique, mais la matrice permet des tirages successifs en série limitée, numérotés. La gravure sur bois est une technique ancienne et artisanale , j’aime le temps long de cet art. J’aime sa lenteur contenue dans le procédé inversé que requiert l’impression, et la magie de l’impression, immédiate, sans appel mais perfectible. Je travaille sur une presse d’épreuves , c’est son nom dans l’imprimerie ancienne, et il est vrai que le passage à la presse permet une forme de révélation. Je relie cette pratique à un élan vital, à une navigation à vue dans des eaux originelles, pleines de vie. Chaque fois, c’est un voyage que j’explore avec la subtilité que permet la polychromie, mais en gravure sur bois, c’est le résultat d’ un assemblage complexe, fait de découpes dans le bois, d’impressions successives et qui se superposent. »
Sophie Bernard explore plusieurs séries. Une série de plages , où les personnages représentés le sont dans leurs interactions réciproques , les couleurs donnent à percevoir ces relations que permet l’espace social de la plage. Dans cet univers particulier de la plage, le paysage est aussi une part vivante et qui vient inter-agir avec les occupants temporaires de ces lieux.
Elle s’intéresse au paysage et cela à partir d’expériences personnelles faites d’une enfance en relation étroite avec la nature et le monde sensible, de marches renouvelées qui ont inscrit lumières et sensations, dans son être.
La ville et l’architecture sont aussi au centre d’une série monochrome qui montre des lieux emblématiques de la ville de Rennes. Ce regard personnel et vivant emprunte au format carré de la photo quelques codes mais l’artiste livre sa vision personnelle de cette capitale bretonne avec les ressources de la gravure sur bois, tout à la fois une force et une douceur des traits.








